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Le jeune Arlequin était l’accordeur de Venise. Il entendait tout, et pour cause : il était doté d’immenses oreilles -qui lui valaient d’ailleurs de nombreuses moqueries. Un jour, un riche marchand le fit appeler pour accorder son plus beau trésor : sa fille Colombine, qui ne parlait plus. Arlequin passa des heures à ses côtés, à l’écouter peindre, et finit par comprendre qu’elle exprimait ses envies et ses frustrations à travers sa peinture…

Arlequin ou les oreilles de venise

Arlequin ou les oreilles de Venise

Histoire d’amour et d’écoute, au premier abord romantique et assez classique, entre Arlequin et Colombine, personnages d’amoureux traditionnels… si ce n’est qu’Arlequin est accordeur et que le son joue un rôle important.
Le texte, fluide, recèle de belles trouvailles :
« Il accordait ses prix à la bourse de celui qui faisait appel à ses services : pour un sourire, il réglait les violes et les guitares des mendiants… »  
« Et si la mélodie d’un piano chantait faux, ce n’était pas parce qu’Arlequin avait mal fait son travail… »

Les illustrations, pleine page, sont légères et délicates, et laissent une grande place aux blancs, tandis que les décors sont discrètement enrichis de volutes. Le costume du héros mêle ceux des deux amoureux traditionnels de Colombine : Pierrot et Arlequin. Mayalen Goust est également l’illustratrice de Mes géants mes parents et d’une belle version de Blanche Neige.

Arlequin ou les oreilles de Venise
Hubert Ben Kemoun, ill. Mayalen Goust
Flammarion (Père Castor), 13.50 €

Aline G.

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