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Suite au naufrage du Queen Mary, la petite Sophie a été recueillie flottant au milieu de la Manche dans un étui à violoncelle. Elevée de façon peu conventionnelle par Maxim, l’érudit farfelu qui l’a tirée des eaux, elle s’épanouit et ne manque pas d’amour, même si elle est la seule à rester convaincue que sa mère a survécu. Lorsque les services anglais d’aide à l’enfance décident de la placer en orphelinat, afin qu’elle reçoive une éducation plus convenable, Sophie et son tuteur fuient à Paris. Suivant le précepte de Maxim, selon lequel « il ne faut jamais négliger aucune possibilité de la vie» Sophie mène une enquête pour tenter de retrouver sa mère, avec pour tout indice son étui à violoncelle et la musique du requiem de Fauré. Son amour de la liberté et sa combativité la font adopter des enfants des rues. Avec l’aide des « danseurs du ciel », elle apprend la survie sur les toits de Paris, développe son indépendance et fait progresser ses recherches.Le ciel nous appartient

Une grande part de rêve et de fantaisie dans ce roman légèrement suranné, à la Mary Poppins, qui fait très « classique anglais ». L’écriture est fluide, mais le langage assez relevé. L’époque, non précisée, est celle où les enfants n’ont pas leur mot à dire, où les filles se doivent de porter des jupes, des corsages qui se boutonnent du bon côté, et d’être « convenables » en toutes choses. Les représentants de l’administration, surnommés les « moustacheux », disposent d’un grand pouvoir… tout en étant faciles à berner. Beaucoup de péripéties ne sont pas plausibles, mais ça n’a aucune importance dans ce style de récit, un peu magique.
A partir de 10 ans.

Le ciel nous appartient
Katherine RUNDELL
Traduit de l’anglais Rooftoppers par Emmanuelle Ghez
éditions Les Grandes Personnes, août 2014, 16.50 €

Aline G.

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